Friday, September 30, 2022
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Devant la Cour suprême, le désarroi des militantes pro-avortement





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Washington (États-Unis).– « Où est la justice ? Où est la justice ? », souffle Araceli Herrera, 62 ans. Quelques minutes après avoir appris l’abrogation de l’arrêt « Roe v. Wade », elle pleure à chaudes larmes, agrippée à une barrière de sécurité devant la Cour suprême à Washington.

Cette Texane aux longs cheveux blancs a fait le voyage jusqu’à la capitale états-unienne pour raconter son histoire, celle d’une mère d’un enfant découlant d’un viol qui a renoncé à ses études universitaires pour l’élever, seule. Elle s’est engagée dans une affiliation pro-choix texane, Rise Up, pour éviter que d’autres femmes pauvres, comme elle, aient à faire les mêmes sacrifices. « Si les cliniques d’avortement ferment, nous allons perdre l’accès à de nombreux companies de planning familial, aux moyens de contraception… », déplore-t-elle.  

Devant la Cour suprême le vendredi 24 juin 2022, à Washington. © Photograph Olivier Douliery/AFP

Araceli fait partie des militant·es pro-avortement qui se sont rassemblé·es ces derniers jours devant le bâtiment sous haute surveillance de la Cour, dans l’attente d’une décision de ses neuf juges. Celle-ci est tombée, vendredi 24 juin, peu après 10 heures (heure locale) à Washington. « Le droit à l’avortement n’est pas constitutionnel ! », s’est alors écriée une militante anti-avortement dans un mégaphone, en lisant le jugement publié sur le web site de la Cour.

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